its-a-girl1

Cassandra est née le 28 novembre 2012 à 09H18 à la Croix-Rousse à Lyon. Elle mesure 48cm et pèse 3kg440.

Sa maman-canapé Marion alias Mao a vécu une grossesse très compliquée dès 6 SA.

Il y a quelques semaines, nous publions son QG de maman-canapé qui expliquait son parcours du combattant pour garder sa Mini-girl au chaud (Lire l’article).

Nous sommes heureux de publier cette sortie définitive du canap à 39 SA !
Là encore l’alitement a entièrement porté ses fruits !

Cassandra est née par césarienne suite à sa position en siège décomplété.

Un accouchement qui s’est avéré très compliqué pour Mao. Jusqu’au bout, cela aurait été un parcours du combattant…

Mao a tenu à vous en faire le récit qui est poignant de vérité.

Comme je dis souvent, il n’y a pas de tabou sur Maman Alitée, j’ai donc laissé ses propos intacts.
Pour les plus angoissées d’entre vous, je vous mets néanmoins en garde car ce récit est parfois dur à lire, encore plus avec les hormones qui titillent et le stress qui habite certaines d’entre vous.
Ne faites pas un quelconque rapprochement avec votre propre grossesse. Chacune est différente et chacune vivra une grossesse et un accouchement différent.

Et même si ces 9 mois ont été un parcours du combattant pour Mao, ne retenez qu’une seule chose : la vie a été encore plus forte que tout !

Cassandra, ce joli petit cœur en pleine forme que son grand-frère Enzo de 5 ans bichonne en est le témoin !!

Cassandra 

Tous ne vœux de bonheur à cette nouvelle famille !

Le récit de Mao :

“Paradoxalement mon canapé est la première et dernière chose que l’on voit en rentrant et sortant de chez moi.
Mon homme a la valise, je sors la dernière. En éteignant la lumière je regarde ce canapé en face à face, moi debout, lui toujours à l’horizontal en me disant que la prochaine fois que je m’y installerai, ce sera pour faire notre gros câlin à 4 au retour de la maternité.

Arrivée dans ma chambre d’hôpital complètement sereine (incroyable plus de stress), je range mes affaires et celles de la petite. J’installe correctement mes soins dans la salle de bain pendant que mon mari réaménage le mobilier de la chambre de façon plus pratique lol!!!!
On se prend de gros fous rires pour installer le lit de camp que la maternité nous a fourni pour lui, on se sent comme 2 gosses excités par l’arrivée de la neige!!!! Au top.

Mercredi 28 novembre 2012 à 7h45, début du cauchemar, on vient me chercher en chambre pour me monter au bloc, on précise à mon époux qu il a le temps et qu’il peut nous rejoindre 1/4 d’heure plus tard au bloc.

Je me retrouve seule, être sans lui pour moi c’est comme être sans système immunitaire, je m’effondre.
Il me retrouve en larmes avec l’infirmière anesthésiste en train de me poser les cathlons, me prémédiquer.
Tout le monde défile pour se présenter et expliquer son rôle : auxiliaire puériculture et sa stagiaire, puis anesthésiste et son interne, puis obstétricien et son interne et l’infirmière et la sage femme et l’externe…
Pfiouuuuuuuuu que de monde, mais je suis de nouveau calme par la présence de mon mari.

8h45 ils viennent m’emmener au bloc, j’embrasse mon époux et me promets de reste forte alors je souffle sans craquer.

Seulement ça se complique au bout de la 3ème tentative de pose de rachis anesthésie.
La douleur mélangée à l’angoisse me fait perdre mes moyens, ma tension monte et j’avais tellement chaud (pourtant le bloc était à 17°C).
L’interne anesthésiste laisse la place au chef à la 5ème tentative, mais cela ne change rien, réussite à la 9ème tentative.

En larmes, on m’allonge sur la table pour laisser place à un grand froid envahissant tout mon corps mais je sens l’anesthésie agir, je me détends.

D’un coup il me prend une envie de vomir très violente mais j’en suis incapable car anesthésiée.
Ni mon estomac ni mes abdos ni mon plexus ne me répondent. Je sens mon corps s’anesthésier au delà du niveau de la rachis. Je ne sens plus mes bras et je déglutis difficilement.
On m’explique que c’est normal, qu’on m’a fait une anesthésie un peu forte vu la difficulté qu’ils ont eu au départ.
Ils commencent l’opération à 9h10, on m’annonce que sans aucun regret il fallait faire cette césarienne tellement ma fille était coincée dans mon bassin avec sa position bizarre de siège décomplété.

 9h18 sans avoir le droit de lui faire un petit bisou, ma fille naît. On me la montre rapidement, je l’entend pleurer mais ils s’en vont avec.

Et là je me sens partir, j’entends les appareils se mettre à sonner je vois ma saturation chuter et ma tension disparaître et je me prends une claque.
Je sens qu’il y a de la force dans cette claque car ma tête s’est déplacée mais cela ne me fait pas mal. Je leur dis que je suis en train de partir et ils m’annoncent que non mais qu’ils m’ont mis sous morphine!!!!!!
Aie aie aie si seulement ils m’avaient demandé avant. J’aurais eu le temps de leur dire que je réagis à tous ces produits qui détendent et qu’il faut m’en prescrire ou m’injecter que le quart de la dose recommandée.

Voilà on me demande de résister, on me met sous oxygène, on me réveille et l’horreur…. : Un médecin sort du bloc, les portes battantes s’ouvrent, je vois mon mari dans la salle d’en face heureux et souriant qui me regarde et je suis incapable de lui rendre un sourire pour le rassurer.
Il ne comprend pas pourquoi je le fixe dans le vide, il me voit comme morte et je vois son sourire s’effacer pour laisser place à l’inquiétude et un visage blême mais les portes se referment.
Alors je lutte contre mon envie de partir, je me prends des claques et à 10h20 on me remmène en salle de réveil.
Ils m’injectent une perf pour essayer d’éliminer au plus vite les effets de la morphine (qui a fait effet jusqu’à jeudi midi quand même, mdr).

Je pensais avoir enfin ma Cassandra dans mes bras mais j’apprends qu’elle est dans un sac de Wood. Seul mon mari peut venir me voir. Cela me rassure quand même, cela me fait même du bien puis il me rassure sur la santé de notre fille.
Il fait des aller-retour entre elle et moi et prend des photos pour me la montrer.

11h30 enfin!!!!!!!!!
Je récupère mon bébé dans mes bras, nous nous apaisons toute les 2, je revis, malgré les dérangements qu’engendre la morphine.

Les jours qui viennent j’ai été impressionnée par la douleur qui se réveillait des cicatrices et la difficulté qui s’en suit pour n’importe quel déplacement et je ressentais sur un petit endroit une douleur très violente me bloquant certains mouvements.
De nouveau on m’explique que l’on m’a pincé un nerf avec les sutures !!! Rghhhhhh

Mais bon, quand je vois cette merveilleuse pépette, l’émotion de son père et de son frère j’oublie le reste …

Je suis heureuse et je me remets vite avec des bonnes nuits de sommeil !
Pépette nous fait directement un 20h/minuit/6h, de quoi requinquer tranquillement sa mère. Aujourd’hui, à J+11, elle fait 20h/minuit /7h (je vais faire des jalouses).

Je crois que c’est une chouette récompense après cette grossesse et cet accouchement !!!!!!!

Nous rentrons chez nous a J+5.
Je vis mon ultime souffrance a J+7 pour l’ablation des sutures. Les 20 premiers points se passent sans problème, les 3 derniers sont ceux qui coinçaient le fameux nerf.
Après hurlement et souffrance, on y arrive, je suis libre.

Libre de mon canapé, libre de mes mouvements, de m’occuper de mes enfants et de respirer l’air de dehors!!
De prendre la voiture et aller ou je désire ….
Libre de faire plein de câlins à Mini-girl, Mini-boy et Super papa.

TENEZ BON les mamans à l’horizontal, vous verrez forcément l’aboutissement de vos efforts !

Mao une EX-MAMAN-CANAPÉ”

______________________________________________________________________________

Découvrez d’autres sorties du canap.

Rendez-vous sur Hellocoton !